Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) : Différence entre versions

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La '''Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida''' '''(COCQ-SIDA)''' a pour mission de rassembler les organismes communautaires québécois qui s’engagent dans la lutte contre le VIH/sida. Ainsi, la coalition vise à assurer :
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* Le maintien et le renforcement des efforts de prévention et de promotion de la santé sexuelle
== Historique: ==
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* Le soutien des personnes vivant avec le VIH et l’amélioration de leur qualité de vie
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* L’évaluation des actions communautaires et le renforcement des capacités des acteurs
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Pour se faire, la COCQ-SIDA s’engage à soutenir, à consolider, et à promouvoir l’action communautaire autonome face à la question de la lutte contre le VIH/sida. Par ailleurs, la COCQ-SIDA et ses membres luttent contre toute forme de discrimination et de stigmatisation vis-à-vis des personnes séropositives<br />
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== Historique: ==
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=== 1982-1995 ===
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En 1982, les premiers cas de sida au Canada sont signalés au Laboratoire de lutte contre la maladie (LLCM) à Ottawa. À cet effet, la communauté médicale de Montréal forme le Comité SIDA du Québec qui est la première organisation sur le sida au Canada''.'' En 1983, le premier décès dû au VIH/SIDA est enregistré au Québec. Lors de cette année, le Ministère de la Santé et du Bien-être social organise la première réunion du Comité consultatif national du sida. On assiste par ailleurs à la création de l’Association des ressources montréalaises sur le SIDA (ARMS). Il s’agit de la première ressource communautaire au Canada. Cette association offre un soutien aux personnes homosexuelles qui sont forcées de divulguer leur orientation sexuelle à cause de la maladie. L’un des objectifs principaux était de freiner la panique naissante au sein de la communauté gaie et autour d’elle. Un groupe de l’ARMS participe à la mise sur pied du Comité sida aide Montréal (CSAM) qui est financé par le gouvernement pour remplir un mandat s’articulant au tour des axes suivants : prévention, intervention, soins.
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En septembre 1985, la première conférence sur le sida se tient à Montréal. La Croix rouge canadienne commence à effectuer des tests de sida sur tous les produits sanguins. Cet événement entraîne un début de crise au niveau du système canadien d'approvisionnement en sang. À partir du milieu des années 1980, des groupes communautaires se mettent en place pour venir en aide aux personnes atteintes par le VIH/sida. En 1987, le gouvernement du Québec lance la stratégie provinciale contre le sida qui reconnaît la nécessité de soutenir la dizaine de groupes communautaires d'intervention sida qui sont actifs au Québec.
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Par ailleurs,  on assiste à la création de la clinique l’''Actuel'', une clinique spécialisée dans les soins des personnes atteintes par le VIH/sida.
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En 1989 la ville de Montréal accueille la 5<sup>e</sup> conférence internationale du sida lors duquel les malades participent à un congrès médical. Durant cette année, un nouveau militantisme émerge avec Act-Up Montréal un évènement qui s’inspire de celui organisé par des activistes de New York. Act-Up Montréal, aujourd’hui connu sous le nom de Parc de l’Espoir, dénonce le manque de financement gouvernemental pour le traitement et pour la prévention du VIH/sida. Parallèlement à cette initiative, on est témoin de la création du Comité des personnes atteintes du VIH du Québec (CPAVIH) qui vise à soutenir les personnes atteintes en mettant en place un service d’Info-traitement.
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En 1990, on assiste à la convergence des différentes initiatives communautaires qui interviennent sur la problématique du VIH/Sida avec la création de la COCQ-SIDA. Cette dernière initie une réflexion sur les enjeux en lien avec la discrimination vécue par les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) au Québec. Devant les inégalités subies par les PVVIH, ses membres lui ont délégué le mandat d’identifier des pistes de solution destinées à renforcer les capacités de leurs intervenants et des PVVIH elles-mêmes.
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Le 1<sup>er</sup> décembre 1991'','' des militants d’Act-Up Montréal investissent ce qui deviendra le Parc de l’Espoir et accrochent aux arbres 1200 rubans en souvenir des victimes du sida. En 1993 on lance, à Montréal, la première édition de la marche de la Fondation Farha. Cette activité, qui deviendra un rendez-vous annuel, a pour objectif la cueillette de fonds afin d'améliorer la qualité des soins et services offerts aux personnes vivant avec le VIH/sida au Québec''.''
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=== 1996-2006 ===
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En 1996, la 11e Conférence internationale sur le sida est organisée à Vancouver pour annoncer la découverte d’un nouveau traitement, la trithérapie (la combinaison de trois antirétroviraux). L’arrivée de cette thérapie marque un tournant dans la lutte contre le VIH/sida.
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En 1997, la COCQ-SIDA publie le livre ''les maisons où la mort vie'' sur les interventions auprès des toxicomanes dans trois maisons d’hébergement communautaire – sida du Québec. Elle crée ensuite un outil d’appropriation des connaissances, d’adaptation des interventions et de développement d’expertise en recherche communautaire.
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À partir de 1999''',''' Santé Canada finance un poste de « facilitateur de la recherche communautaire » à la COCQ-SIDA'''.''' Deux années après (2001), la coalition signe un partenariat avec l’Université du Québec à Montréal.
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En 2003, la COCQ-SIDA lance sa première une campagne de communication grand public sous le thème « Le sida ne pardonne pas » dans le but de sensibiliser la population par rapport aux conséquences du VIH/sida. L’année suivante, la COCQ-SIDA organise le 1er Forum à Montréal pour les personnes vivant avec le VIH au Québec. La même année, une étude est réalisée auprès de 1200 personnes vivant avec le VIH de la grande région de Montréal sur les facteurs psychologiques et sociaux associés à la qualité de vie. En 2006, la COCQ-SIDA crée un comité Droits de la personne et VIH . Plus tard dans la même année, la COCQ-SIDA et ses membres créent la Table sur l’emploi et les incapacités épisodique qui a pour mission de contribuer activement à la progression des politiques, programmes, pratiques et lois afin d'éliminer les obstacles que rencontrent les Québécois vivant avec une incapacité épisodique en matière d'accès, de maintien et de retour en emploi, ainsi qu'en matière d'accès aux régimes de prestations d'invalidité.
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=== 2007-2013 ===
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L’année 2007 s’amorce avec le 2e Forum des personnes vivant avec le VIH par la COCQ-SIDA'''.''' L’année suivante, la coalition s’associe avec la France et la Suisse pour la création de REMAIDES, le trimestriel francophone d’information pour les personnes vivant avec le VIH.
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En 2009, on assiste à la création du service VIH-info Droits de la COCQ-SIDA'''.''' Au cours de l’année, on lance SPOT, un service de dépistage rapide du VIH offert en milieu communautaire et en cliniques dans le cadre d’un projet de recherche sur les aspects sociaux, sexuels et biologiques du VIH. En 2010, la COCQ-SIDA publie la Déclaration québécoise des droits et responsabilités des personnes vivant avec le VIH.
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En 2011, elle publie un rapport d’enquête sur les discriminations dans l’accès aux soins dentaires des PVVIH au Québec. Durant l’année 2013, la COCQ-SIDA participe à la Tournée des conférences des Sociétés dentaires de l’Ordre des dentistes afin de diffuser le rapport sur l’accès aux soins dentaires des PVVIH. Par ailleurs, la coalition et la Chaire de Recherche en Éducation à la Santé (CReCES, UQAM) organisent la première rencontre québécoise de recherche communautaire sur le VIH/sida. Parallèlement à sa, la coalition organise le 3<sup>e</sup> Forum à Montréal des personnes vivant avec le VIH au Québec.
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== Principales réalisations/événements marquants ==
 
== Principales réalisations/événements marquants ==
 
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Version du 7 décembre 2018 à 15:06

La Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) a pour mission de rassembler les organismes communautaires québécois qui s’engagent dans la lutte contre le VIH/sida. Ainsi, la coalition vise à assurer :

  • Le maintien et le renforcement des efforts de prévention et de promotion de la santé sexuelle
  • Le soutien des personnes vivant avec le VIH et l’amélioration de leur qualité de vie
  • L’évaluation des actions communautaires et le renforcement des capacités des acteurs

Pour se faire, la COCQ-SIDA s’engage à soutenir, à consolider, et à promouvoir l’action communautaire autonome face à la question de la lutte contre le VIH/sida. Par ailleurs, la COCQ-SIDA et ses membres luttent contre toute forme de discrimination et de stigmatisation vis-à-vis des personnes séropositives

Historique:

1982-1995

En 1982, les premiers cas de sida au Canada sont signalés au Laboratoire de lutte contre la maladie (LLCM) à Ottawa. À cet effet, la communauté médicale de Montréal forme le Comité SIDA du Québec qui est la première organisation sur le sida au Canada. En 1983, le premier décès dû au VIH/SIDA est enregistré au Québec. Lors de cette année, le Ministère de la Santé et du Bien-être social organise la première réunion du Comité consultatif national du sida. On assiste par ailleurs à la création de l’Association des ressources montréalaises sur le SIDA (ARMS). Il s’agit de la première ressource communautaire au Canada. Cette association offre un soutien aux personnes homosexuelles qui sont forcées de divulguer leur orientation sexuelle à cause de la maladie. L’un des objectifs principaux était de freiner la panique naissante au sein de la communauté gaie et autour d’elle. Un groupe de l’ARMS participe à la mise sur pied du Comité sida aide Montréal (CSAM) qui est financé par le gouvernement pour remplir un mandat s’articulant au tour des axes suivants : prévention, intervention, soins.

En septembre 1985, la première conférence sur le sida se tient à Montréal. La Croix rouge canadienne commence à effectuer des tests de sida sur tous les produits sanguins. Cet événement entraîne un début de crise au niveau du système canadien d'approvisionnement en sang. À partir du milieu des années 1980, des groupes communautaires se mettent en place pour venir en aide aux personnes atteintes par le VIH/sida. En 1987, le gouvernement du Québec lance la stratégie provinciale contre le sida qui reconnaît la nécessité de soutenir la dizaine de groupes communautaires d'intervention sida qui sont actifs au Québec.

Par ailleurs,  on assiste à la création de la clinique l’Actuel, une clinique spécialisée dans les soins des personnes atteintes par le VIH/sida.

En 1989 la ville de Montréal accueille la 5e conférence internationale du sida lors duquel les malades participent à un congrès médical. Durant cette année, un nouveau militantisme émerge avec Act-Up Montréal un évènement qui s’inspire de celui organisé par des activistes de New York. Act-Up Montréal, aujourd’hui connu sous le nom de Parc de l’Espoir, dénonce le manque de financement gouvernemental pour le traitement et pour la prévention du VIH/sida. Parallèlement à cette initiative, on est témoin de la création du Comité des personnes atteintes du VIH du Québec (CPAVIH) qui vise à soutenir les personnes atteintes en mettant en place un service d’Info-traitement.

En 1990, on assiste à la convergence des différentes initiatives communautaires qui interviennent sur la problématique du VIH/Sida avec la création de la COCQ-SIDA. Cette dernière initie une réflexion sur les enjeux en lien avec la discrimination vécue par les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) au Québec. Devant les inégalités subies par les PVVIH, ses membres lui ont délégué le mandat d’identifier des pistes de solution destinées à renforcer les capacités de leurs intervenants et des PVVIH elles-mêmes.

Le 1er décembre 1991, des militants d’Act-Up Montréal investissent ce qui deviendra le Parc de l’Espoir et accrochent aux arbres 1200 rubans en souvenir des victimes du sida. En 1993 on lance, à Montréal, la première édition de la marche de la Fondation Farha. Cette activité, qui deviendra un rendez-vous annuel, a pour objectif la cueillette de fonds afin d'améliorer la qualité des soins et services offerts aux personnes vivant avec le VIH/sida au Québec.

1996-2006

En 1996, la 11e Conférence internationale sur le sida est organisée à Vancouver pour annoncer la découverte d’un nouveau traitement, la trithérapie (la combinaison de trois antirétroviraux). L’arrivée de cette thérapie marque un tournant dans la lutte contre le VIH/sida.

En 1997, la COCQ-SIDA publie le livre les maisons où la mort vie sur les interventions auprès des toxicomanes dans trois maisons d’hébergement communautaire – sida du Québec. Elle crée ensuite un outil d’appropriation des connaissances, d’adaptation des interventions et de développement d’expertise en recherche communautaire.

À partir de 1999, Santé Canada finance un poste de « facilitateur de la recherche communautaire » à la COCQ-SIDA. Deux années après (2001), la coalition signe un partenariat avec l’Université du Québec à Montréal.

En 2003, la COCQ-SIDA lance sa première une campagne de communication grand public sous le thème « Le sida ne pardonne pas » dans le but de sensibiliser la population par rapport aux conséquences du VIH/sida. L’année suivante, la COCQ-SIDA organise le 1er Forum à Montréal pour les personnes vivant avec le VIH au Québec. La même année, une étude est réalisée auprès de 1200 personnes vivant avec le VIH de la grande région de Montréal sur les facteurs psychologiques et sociaux associés à la qualité de vie. En 2006, la COCQ-SIDA crée un comité Droits de la personne et VIH . Plus tard dans la même année, la COCQ-SIDA et ses membres créent la Table sur l’emploi et les incapacités épisodique qui a pour mission de contribuer activement à la progression des politiques, programmes, pratiques et lois afin d'éliminer les obstacles que rencontrent les Québécois vivant avec une incapacité épisodique en matière d'accès, de maintien et de retour en emploi, ainsi qu'en matière d'accès aux régimes de prestations d'invalidité.

2007-2013

L’année 2007 s’amorce avec le 2e Forum des personnes vivant avec le VIH par la COCQ-SIDA. L’année suivante, la coalition s’associe avec la France et la Suisse pour la création de REMAIDES, le trimestriel francophone d’information pour les personnes vivant avec le VIH.

En 2009, on assiste à la création du service VIH-info Droits de la COCQ-SIDA. Au cours de l’année, on lance SPOT, un service de dépistage rapide du VIH offert en milieu communautaire et en cliniques dans le cadre d’un projet de recherche sur les aspects sociaux, sexuels et biologiques du VIH. En 2010, la COCQ-SIDA publie la Déclaration québécoise des droits et responsabilités des personnes vivant avec le VIH.

En 2011, elle publie un rapport d’enquête sur les discriminations dans l’accès aux soins dentaires des PVVIH au Québec. Durant l’année 2013, la COCQ-SIDA participe à la Tournée des conférences des Sociétés dentaires de l’Ordre des dentistes afin de diffuser le rapport sur l’accès aux soins dentaires des PVVIH. Par ailleurs, la coalition et la Chaire de Recherche en Éducation à la Santé (CReCES, UQAM) organisent la première rencontre québécoise de recherche communautaire sur le VIH/sida. Parallèlement à sa, la coalition organise le 3e Forum à Montréal des personnes vivant avec le VIH au Québec.

Principales réalisations/événements marquants


À compléter...

Membres, instances ou structures et représentations


À compléter...

Principales sources de financement


À compléter...

Voir aussi


À compléter...

Références